Il est faux, archi faux et injuste de dire que tous nos Diplomates sont des incapables et des busnassia.
Nous en connaissons des compétents et des honnêtes.
C’est vrai que nos ambassades et nos consulats, tout comme les ambassades et consulats d’autres pays, d’ailleurs, sont devenus des lieux où tous genres de trafics s’opèrent ouvertement : trafic de faux documents, de visas, de devises, d’alcool, de cigarettes etc…
Cela est presque normal lorsqu’on sait que la corruption gangrène toute l’Administration algérienne, de la Présidence de la République à la plus petite commune du pays.
On commettrait certainement une grave erreur si on imputait seulement à nos Diplomates la responsabilité de l’état déliquescent dans lequel se trouve actuellement notre diplomatie en omettant de signaler que la Politique Etrangère de notre pays est, conformément à notre Constitution, honteusement violée en Novembre 2008, du domaine réservé du Président de la République, qui l’inspire et la définit et dont il confie la mise en œuvre aux ministères des affaires étrangères et de la défense nationale.
Qu’attendre objectivement d’un Chef de l’Etat anachronique, malade, de plus en plus paranoïaque et cloîtré dans son bunker d’El Mouradia d’où il voudrait diriger un pays aussi immense que le nôtre ?
Franchement, absolument rien de bon ni de réjouissant !
Malgré tous ses handicaps, ce Président continue à s’accaparer de l’essentiel du pouvoir non pas pour impulser et dynamiser la vie politique, diplomatique, économique, sociale et culturelle du pays mais pour entraver son épanouissement et plonger l’Algérie dans un immobilisme suicidaire, dont les effets pervers sont quotidiennement dénoncés par les Algériens et les Algériennes, à travers des manifestations violentes ou des grèves pacifiques répétées, souvent violemment réprimées par les forces de l’ordre. Chacun son métier.
Une crise mineure avec l’Egypte a mis à nu et à mal le système algérien stérile et vieillissant, dirigé par des mammouths, qui tirent inévitablement le pays vers le passé et le bas.
C’est parce que les dirigeants de notre pays :
- Avaient voulu, pour des considérations politiciennes intérieures mesquines, minimiser la gravité des évènements sanglants, qui on eu lieu, au Caire, le 12 Novembre 2009 ( agressions sauvages, par des supporters égyptiens chauffés à blanc par leurs médias, des joueurs de l’équipe algérienne de football, de leur staff technique et de journalistes, les accompagnant, dont celui de Canal + ) ;
- Ne s’étaient pas montrés assez fermes et n’avaient même pas osé exiger des excuses des autorités égyptiennes, légalement responsables de la sécurité de l’équipe hôte, de son encadrement et de ses supporters ;
- Avaient décidé de faire la sourde oreille à la campagne féroce menée par des officiels de haut rang et des médias égyptiens contre notre pays, son peuple, sa glorieuse histoire, ses Martyrs et son emblème national ;
Que la situation ne pouvait qu’évoluer à nos dépens et vers le pire pour nous.
Hélas, ce n’est pas la première fois que Bouteflika transforme une victoire éclatante en une défaite cuisante.
En tout état de cause, grâce à la machine médiatique et diplomatique égyptienne et à la léthargie et à l’impuissance maladives des dirigeants de notre pays ; de victimes nous sommes devenus bourreaux et d’agressés, ils ont fait de nous des agresseurs, insultés et diabolisés à satiété.
Ainsi, la colère que le peuple égyptien devait logiquement déverser sur son équipe nationale, sportivement humiliée par son homologue algérienne et sur les responsables de cette équipe et le gouvernement égyptien, qui leur avaient fait croire que l’Egypte avait une équipe imbattable, a été sournoisement détournée sur notre pays, transformé en bouc émissaire et en victime expiatoire.
C’est pour aller jusqu’au bout de leur logique satanique que les autorités égyptiennes poussent aujourd’hui le culot jusqu’à demander au gouvernement algérien, frappé d’apoplexie, des excuses et des dédommagements, avant de renvoyer leur ambassadeur à Alger.
L’Egypte ne se contente donc plus des caresses pressantes prodiguées à Abu El Gheit par Medelci, via le quotidien saoudien Al Sharq Al Awsat ( médiation saoudienne implicite ? ).
Elle exige, et prend l’opinion internationale à témoin, des excuses officielles publiquement exprimées par les autorités algériennes.
Que faire, dès lors, face à ce casse tête égyptien que ni les baise mains de nos dirigeants ni le gaz et le pétrole offert généreusement par Khelil n’ont pu infléchir ?
Que faire ?
Mostfa et Linda Chergui
Que faire ?
Il ne faut surtout pas céder a ce chantage ridicule.
Le gouvernement égypchien va alors renvoyer son ambassadeur à Alger, comme un toutou.