Une amie, qui travaille comme Senior-Economist pour un important magazine d’économie londonien, m’a appris, il y a quelques mois, que l’Algérie n’a pratiquement pas été touchée par la crise financière qui a ébranlé profondément l’économie mondiale, il y a une année et provoqué la faillite de nombreuses banques et la perte sèche de centaines de milliards de dollars US par leurs clients, principalement des pays arabes du Golfe, qui se sont lancés dans une ruineuse politique de spéculations de toutes sortes et de constitution de fonds souverains aléatoires.
Selon elle, cette prouesse n’est pas due, loin s’en faut, à la compétence du gouvernement algérien mais surtout à son incapacité de bâtir une économie qui fonctionne selon les normes modernes de gestion, en vigueur dans les pays développés.
Cette déconnection quasi-totale du système financier international a, en effet, empêché l’onde de choc provoquée par le tsunami financier d’atteindre le système bancaire et financier algérien, encore essentiellement géré de manière bureaucratique malgré les ressources financières faramineuses dont il dispose.
A quelque chose retard est bon, lui répondis-je en lui racontant l’histoire de Kaïd Ahmed, rahimahou Allah, qui lorsqu’il a été nommé Ministre des finances, 1965-1969, a aussitôt demandé à ses proches collaborateurs de lui « remettre les clés de l’endroit où est stocké l’argent de la République ».
Je lui ai également dit que c’est ce Ministre intègre et courageux qui, pour « punir » les Etats-Unis d’Amérique pour leur soutien à l’agression israélienne contre les pays arabes, en Juin 1967, avait ordonné, en 1968, au Gouverneur de la Banque Centrale d’Algérie de convertir en or tous les dollars US que l’Algérie avait en sa possession, sur la base du principe de l’étalon-change or ( 35 dollars américains l’once d’or ) ,qui prévalait en vertu des accords de Bretton Woods ( Ces réserves auraient été plus importantes si le fonds de solidarité-Sandouk Ettadamoun-constitué au lendemain de l'indépendance de l'Algérie par les dons de bijoux divers émanant des Algériennes et Algériens, n'avait pas été détourné par qui nous savons tous).
Ainsi, grâce au bon sens paysan du Commandant Slimane ( son nom de guerre ), l’Algérie se retrouve aujourd’hui parmi les 20 premiers pays au monde pour leurs réserves d’or et le 2ième dans le monde arabe après le Liban.
En 1971, c'est à dire moins de deux années après cette décision heureuse, le président Richard Nixon avait aboli cette mesure car elle coûtait très cher à son pays.
L’once d’or ( 28,35g ) vaut aujourd’hui plus de 1000 dollars américains.
Ce n'est pas par hasard si l'un des voeux, adressés régulièrement à Dieu par les femmes enceintes algériennes au sujet de l'enfant qui va naître est le suivant : "Je voudrais avoir un enfant chanceux même s'il ne fera pas d'études".
Même la décision de placer une grande partie des 140 milliards de dollars US qui constituent les réserves en devises du pays, sous forme de bons de trésor américains, rémunérés à 2 ou 3% l’an, s’est, il faut le reconnaître, avérée un choix judicieux, où la sécurité a prévalu sur l’aspect purement mercantile.
Comme quoi, les mammouths ne font pas que des dégâts.
D’ailleurs, leur baraka semble de nouveau toucher le pays, grâce notamment aux nouvelles mesures prises par le gouvernement algérien dans le cadre de la Loi des finances complémentaire en vue de protéger l’économie algérienne livrée, ces dernières années à toutes sortes de prédateurs étrangers et nationaux, comme ces vautours insatiables qui tournoyaient, hier, dans le ciel de notre pays, dans l'espoir de se rassasier de nos cadavres.
Aujourd'hui, ils veulent purement et simplement s'accaparer de nos ressources naturelles et financières.
Pour ce faire, ils lachent contre nous leurs dobermans : les médias et les ONG, aux ordres, qui font flèche de tout bois, pourvu que l'Etat algérien, qui revient de loin, déjà miné par ses nombreuses contradictions internes soit durablement affaibli pour ne pas pouvoir défendre les intérêts stratégiques du pays.
Cet acte de souveraineté nationale, accompli par le gouvernement du « mammouthon » Ouyahia, a notre soutien total.
Mostfa et Linda Chergui
Je suis désolé, le placement pendant 5 ans en bons de trésor américains, à 2%, n'est pas du tout une "bonne affaire" comme vous le dites.
Lire article ci-après sur la chute du dollar. Mieux vaut donc vendre nos dollars au plus vite et cesser de nous faire payer notre gaz et notre pétrole en dollars américains.
Le dollar va-t-il se crasher?
Les économistes n'y croient pas. Mais il leur est déjà arrivé de se tromper...
| mardi 13 octobre 2009
croissance dollar euro monnaies ECONOMIE Partager sur: Grosses ventes de dollars la semaine passée sur les marchés de change. Et grosse inquiétude corrélative: la monnaie américaine peut-elle glisser puis, les opérateurs spéculant toujours dès lors qu'ils perçoivent un mouvement, peut-elle décrocher et filer vers l'abîme?
Répondons d'entrée: il y a très peu de chances mais ce n'est pas impossible quand même. Très peu de chance parce que les grandes autorités monétaires ont dit qu'elles souhaitent une stabilité des monnaies. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), pour la première fois, a élévé le ton: les banques centrales ne resteront pas inactives. Très peu de chances, surtout, parce que 65% des réserves mondiales de change sont en dollars (contre 25% en euros et 3% en yens) et qu'une chute du billet vert appauvrirait beaucoup de monde à commencer par la Chine.
La Banque de Chine détient 2 000 milliards de dollars, une dévaluation de 10% coûterait à Pékin 200 milliards de dollars: une paille de riz! Encourager le recul de la monnaie américaine n'est donc pas du tout dans l'intention chinoise. La stratégie de Pékin, autant qu'on puisse la deviner, est plutôt de laisser le yuan glisser avec le dollar dans une chute lente (la réévaluation du yuan a été stoppée depuis juillet) mais en parallèle de diversifier progressivement ses réserves. Cela prendra un peu de temps mais on a observé en lisant les statistiques du FMI (Fonds monétaire international) qu'au deuxième trimestre les banques centrales du monde entier ont accumulé 100 milliards de réserves supplémentaires dont 40% seulement en dollars et 50% en euros. En clair, c'est parti! La Chine accumule sûrement beaucoup d'euros et délaisse le billet vert.
Côté américain, le discours officiel de la Maison-Blanche est de moins en moins crédible. Selon tous les communiqués et ce depuis 14 ans: le gouvernement américain est «pour un dollar fort». Larry Summers, conseiller économique et Tim Geithner, le secrétaire au Trésor d'Obama, l'ont encore répété il y a quelques jours. Ce discours a toutes les raisons d'être mis en doute. Les pressions des industriels sont fortes pour que l'administration «laisse filer» si elle veut parvenir à réaliser le souhait présidentiel de «réindustrialiser» l'Amérique, de favoriser sa compétitivité et rétablir un équilibre commercial.
Dans les mois qui viennent, la question est simple: ce mouvement qu'on peut appeler «la baisse orchestrée du dollar» est-il contrôlable par les Chinois et les Américains? Bien entendu, le G20 de Pittsburgh s'est bien gardé de discuter de ce sujet brûlant mais il aurait dû plutôt que de le laisser au G2, Washington-Pékin.
Les raisons qui plaident pour une baisse du dollar sont bien connues depuis dix ans. Elles sont lourdes. Les Etats-Unis continuent d'importer massivement de l'épargne mondiale ce qui affaiblit leur monnaie. Auparavant, c'étaient les ménages qui s'endettaient, aujourd'hui, avec la crise, c'est l'Etat fédéral: le déficit budgétaire va frôler les 1 500 milliards de dollars cette année (soit 9,9% du PIB contre 3,2% en 2008). Quant au déficit commercial, il s'est réduit mais uniquement à cause de la baisse du prix du pétrole. La crise n'a rien résolu sur ces déséquilibres structurels. Depuis début mars, le dollar a perdu 12% face à un panier des principales devises.
Cette faiblesse met le billet vert en position de décrochage permanent. Il en suffit de peu. Le mouvement s'est accéléré la semaine passée parce que la Banque centrale d'Australie a relevé ses taux par surprise, ce qui a fait comprendre aux marchés que la reprise n'avait pas partout la même intensité et que les politiques monétaires allaient se désynchroniser. Les petits pays, ceux qui sont les plus sensibles à l'inflation, changent de direction et décident d'abandonner les politiques «accommodantes» (favorables à la reprise). Ils remontent leurs taux. Première conséquence: les marchés vont pouvoir s'amuser à nouveau, emprunter là où les taux sont faibles pour placer là où ils sont supérieurs. C'est le «carry trade», il est reparti comme avant crise.
Deuxième conséquence: les marchés réexaminent les situations des trois grandes économies, Etats-Unis, Europe, Japon. Quel sera le premier à durcir sa politique monétaire? Une petite modification des taux directeurs de la Fed, la BCE ou la Banque du Japon peut entraîner des flux gigantesques de basculement des opérateurs. Or, Aux Etats-Unis, le président de la Fed de New-York, William Dudley, a prononcé le mot «déflation» ce qui signifie que la banque centrale américaine pourrait conserver plus longtemps une politique «accommodante» de taux bas. Cela a suffit pour que les marchés concluent que la détention de Bonds du Trésor américain portera longtemps un faible intérêt (actuellement entre 0% et 0,25%, contre 0,1% au Japon et 1% en Europe).
Alors à quand le dérapage du dollar? Les économistes n'y croient pas. «La baisse du dollar n'est pas inquiétante», écrit Exane BNP Paribas. En général, les pronostics sont une très légère baisse du billet (à 1,50 dollar pour 1 euro) avant qu'il ne remonte dans un an (à 1,45), au fur et à mesure que la reprise se solidifiera. Regardez, disent les économistes de change, l'appétit pour le dollar continue, les ventes de T-Bonds ne soulèvent aucune difficulté, les taux sur les marchés américains sont bas. L'argument implicite est celui-ci: «où mettre ailleurs son argent?» On ne remplace pas si facilement l'Amérique, première économie mondiale, place large et sécurisée. C'est vrai.
Et pourtant le dollar baisse...
Eric Le Boucher
"J'ai mené une enquête approfondie pour découvrir les secrets de la crise financière et savoir comment les dirigeants de "Wall Street" ont monté la plus grande escroquerie de l'histoire américaine". Michael Moore
Premières images de mon film "Capitalism : a love story" ici : http://fr.movies.yahoo.com/features/capi…
Bouteflika sois sage,prends tes babouches et dégage.